Si l'on regarde bien, on peut trouver des traces de bonheur dans chaques secondes de vie, il suffit de ne pas chercher et l'on se trouvera né à né avec un papillonement de félicité autour de soi. C'est ça qui est beau. L'aboutissement de la vie est d'être capable de voir le bonheur dans chaque instant présent, chaque microseconde et chaque vision de monde. Et alors même dans la mort le bonheur sera là. Après, tout devient futile, enfin du moins toute la nature humaine, parce que le bonheur n'est pas dans l'humain, il est dans ce qui nous entoure, le soleil, l'herbe, les oiseaux. Rien que de voir un beau ciel bleu rend heureux beaucoup de gens, mais ils ne s'en rendent pas compte, il sont contents certes, mais ce n'est pas le bonheur parce qu'il pensent trop à leurs problèmes. C'est ce qu'il ne faut pas faire. Il faut se contenter d'apprécier ce ciel bleu et c'est tout. Il faut tout oublier. Allons courir dans un champs de blé, soyons heureux, tellement heureux que nous pourrions mourir à l'instant.
Mourir à l'instant, puisqu'on a déjà tout vécu: pour ça, il nous faut courir vite, passer par toutes les allées bordées d'arbres, avoir sur notre peau toutes les ombres et tous les rayons, toutes les caresses du vent et tout le sel des eaux, avoir tout reçu de la vie, en être abreuvé, emplit. La quête du bonheur est alors égoïste, elle est ce geste désespéré qu'on a avant d'expirer, elle est cette course haletante où l'on veut amasser, encore et encore. Ne mourrons pas en égoïste, il faut donner ce qu'on a. Donner tout ce qu'on a mérité, tout ce qu'on a volé au ciel, partager ces images où les couleurs se mélangent, raconter ces histoires pour y reconnaître les voix qui rient, qui chantent, qui délirent parfois; il faudra se vider après s'être remplis, et se déverser sur les milles routes pour que dans chaque oeil, il reste un souvenir de nous. Une trace, éternel, d'un bonheur partagé.
Un bonheur partagé, oui, les autres existent et ont autant droit au boneur que notre personne, ne les oublions pas. Nos yeux doivent tout voir, nos nez tout sentir, nos mains tout toucher et notre bouche doit gouter à tout. Vivre aussi pleinement que si notre mort était dans la seconde qui suit. Nous devons nous rappeler des autres aussi longtemps qu'il ne nous oublient pas, partager la vie, partager le bonheur. Et surtout foncer lorsqu'il y a hésitation, faire un choix mais faire quelque chose. Il ne faut pas rester les bras croiser à regarder le ciel devenir gris. Il faut écouter nos entrailles, un désir doit être assouvi pour faire place à une nouvelle envie, un nouveau but. La vie est succession de moment positif puis négatifs l'instant d'après. Mais le bien n'existe pas sans le mal, et le bonheur disparait sans l'horreur, tout deviendrait gris et monotone. Il faut acceuillir les jours mauvais en pensant aux jours heureux qui vont suivre.
Et si...et si, je ne sais pas, un jour...Demain -ou même aujourd'hui, qui sait. Si un jour, donc, brusquement, le bonheur nous paraissait trop loin? Ou bien peut-être juste trop glissant pour qu'on le retienne. Il pourrait être là, devant nous, et on aurait alors la terrible frustration de n'être qu'un incapable, qu'une incapable. Il pourrait être ailleurs, et on se sentirait horriblement impuissant, horriblement impuissante, sans trop savoir où le chercher. Peut-être dans ses bras. Peut-être. Vouloir brusquement s'enfermer, ne plus rire, ne plus danser, être prostré brutalement, abandonner ses belles idées, avec la conscience de notre ridicule.
Et si on ne se sentait plus la force de retenir le bonheur?
Mourir à l'instant, puisqu'on a déjà tout vécu: pour ça, il nous faut courir vite, passer par toutes les allées bordées d'arbres, avoir sur notre peau toutes les ombres et tous les rayons, toutes les caresses du vent et tout le sel des eaux, avoir tout reçu de la vie, en être abreuvé, emplit. La quête du bonheur est alors égoïste, elle est ce geste désespéré qu'on a avant d'expirer, elle est cette course haletante où l'on veut amasser, encore et encore. Ne mourrons pas en égoïste, il faut donner ce qu'on a. Donner tout ce qu'on a mérité, tout ce qu'on a volé au ciel, partager ces images où les couleurs se mélangent, raconter ces histoires pour y reconnaître les voix qui rient, qui chantent, qui délirent parfois; il faudra se vider après s'être remplis, et se déverser sur les milles routes pour que dans chaque oeil, il reste un souvenir de nous. Une trace, éternel, d'un bonheur partagé.
Un bonheur partagé, oui, les autres existent et ont autant droit au boneur que notre personne, ne les oublions pas. Nos yeux doivent tout voir, nos nez tout sentir, nos mains tout toucher et notre bouche doit gouter à tout. Vivre aussi pleinement que si notre mort était dans la seconde qui suit. Nous devons nous rappeler des autres aussi longtemps qu'il ne nous oublient pas, partager la vie, partager le bonheur. Et surtout foncer lorsqu'il y a hésitation, faire un choix mais faire quelque chose. Il ne faut pas rester les bras croiser à regarder le ciel devenir gris. Il faut écouter nos entrailles, un désir doit être assouvi pour faire place à une nouvelle envie, un nouveau but. La vie est succession de moment positif puis négatifs l'instant d'après. Mais le bien n'existe pas sans le mal, et le bonheur disparait sans l'horreur, tout deviendrait gris et monotone. Il faut acceuillir les jours mauvais en pensant aux jours heureux qui vont suivre.
Et si...et si, je ne sais pas, un jour...Demain -ou même aujourd'hui, qui sait. Si un jour, donc, brusquement, le bonheur nous paraissait trop loin? Ou bien peut-être juste trop glissant pour qu'on le retienne. Il pourrait être là, devant nous, et on aurait alors la terrible frustration de n'être qu'un incapable, qu'une incapable. Il pourrait être ailleurs, et on se sentirait horriblement impuissant, horriblement impuissante, sans trop savoir où le chercher. Peut-être dans ses bras. Peut-être. Vouloir brusquement s'enfermer, ne plus rire, ne plus danser, être prostré brutalement, abandonner ses belles idées, avec la conscience de notre ridicule.
Et si on ne se sentait plus la force de retenir le bonheur?
Turlington & Hope

